Pourquoi moi ? Victime de PN

(Extrait du manuscrit de Geneviève Schmit pour les éditions Fayard)
Les témoignages ont été volontairement réservé pour la version livre.

Y aurait-il une prédisposition à être victimes de manipulateurs pervers narcissiques?

Je pense sincèrement que oui.

Maintenant, il faut nuancer cela.

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Ce point est essentiel à comprendre pour mieux se protéger, se reconstruire et pour mieux aider nos enfants à se prémunir dans un monde où la manipulation perverse devient de plus en plus présente, dans tous les milieux et à tous les âges.

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Le fil conducteur de la plupart des victimes semble se constituer d’une certaine fragilité émotionnelle, d’un manque de confiance en soi, une mauvaise image de soi, et d’un sentiment d’impasse ou un choc émotionnel au moment de la rencontre perverse. Cet état d’être intérieur et profond amène à une peur consciente ou non, de l’abandon, du rejet, de la solitude. La « proie idéale » aura tendance à vouloir donner vie à ses rêveries rassurantes et à idéaliser la rencontre.

Tout cela constitue les failles qui rendront possible l’attraction comme la captation perverse.

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Il est peut être difficile d’accepter que c’est nous même, soutenue par notre imagination et nos désirs immatures, qui allons donner forme au monstre qui nous submergera par la suite. Et pourtant, sans cette prise de conscience majeure, le changement n’est pas possible.

On lit souvent que le pervers narcissique ne peut « changer », à l’inverse de la victime, qui, mue par son besoin compulsif de se remettre constamment en question, le peut. J’aime à croire cela possible, c’est pourquoi je propose d’accueillir ce que mon expérience professionnelle et personnelle m’a mené à comprendre afin de vous aider, non pas à « changer », terme que je trouve inapproprié, mais à « évoluer » sainement.

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Mais pourquoi donc certains, certaines tombent dans ce piège mortel alors que d’autres n’y prêtent aucune attention ? Pourquoi voit-on des femmes, plus rarement des hommes, répéter encore et encore l’enlisement dans des relations hautement toxiques et perverses alors que d’autres reprennent leur vie en main de manière constructive? Pourquoi, pourquoi, pourquoi moi ?

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Vous vous demandez pourquoi vous avez fait l’expérience d’une, ou même de plusieurs relations avec un ou une personnalité manipulatrice perverse narcissique.
Vous aimeriez comprendre pourquoi le manipulateur pervers qui vous a mise à genoux, n’agit pas, en apparence du moins, de la même manière avec d’autres personnes.
Vous voulez comprendre où se trouve l’origine de votre problème.

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Bravo ! Ce sont d’excellentes questions ! C’est le premier pas essentiel vers une évolution personnelle et un changement positif de votre propre futur!

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Prenons soin de rechercher nos réponses au bon endroit.

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Certains pourront se dire: « Ma question à moi est: Comment fait-on pour se débarrasser de ce passé douloureux ?« . D’autres diront: « Comment faire pour détruire tous les pervers narcissiques ? » Certains pourront même affirmer que c’est à cause de leur enfance, ou à cause de ceci ou de cela qu’ils sont devenus pervers narcissiques, risquant alors de justifier leurs comportements toxiques.

Attention, c’est un piège !

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Tant que vous recherchez la cause de vos tourments, quels qu’ils soient, à l’extérieur de vous-même, vous allez vous égarer et augmenter le risque de prolonger, voir même de reproduire indéfiniment ce schéma de souffrance.

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Les meilleures questions à se poser sont: « Qu’y a-t-il en moi qui me fasse plonger dans les pièges de séduction du manipulateur pervers et qu’est-ce qu’il y a en moi qui les attirent autant ? » Et, question probablement plus difficile encore: « Qu’est-ce qu’il y a en eux qui m’attire autant vers eux ? »

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Notre passé appartient au passé mais pourtant notre passé contribue à faire ce que nous sommes aujourd’hui. Avec courage, apprenons les leçons de nos expériences.

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« Prenons notre passé comme un tremplin qui nous aide à mieux vivre le présent et à nous propulser vers un futur meilleur et non pas comme un boulet que l’on traîne et que l’on fait reluire indéfiniment! »
Geneviève Schmit

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Notre passé est la source de nos potentiels positifs comme de nos failles actuelles. Il est la somme des circonstances de vie et de nos choix. Évitons de reporter toute la « faute » sur nos parents ou sur un tiers. Il est possible qu’à leur place, dans les mêmes circonstances, à leur époque et avec le même passif personnel, leurs forces et faiblesses, leurs contraintes, nous n’aurions pas fait mieux.

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« Le présent n’est pas un passé en puissance, il est le moment du choix et de l’action. »
Simone de Beauvoir

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Rechercher exclusivement le coupable ailleurs, nous fige dans une position d’impuissance qui empêche toute évolution positive.

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Cette prise de conscience fait immanquablement sortir la personne de la position, parfois confortable mais pourtant redoutable, de « victime ».

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C’est en sortant de la posture de victime, la personne concernée entre dans la puissance du choix.

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En dehors des empreintes laissées par le passé, certains tempéraments semblent plus propices que d’autres à la mise sous emprise perverse. Il semble bien que certains tempéraments soient plus addictifs que d’autres.

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Le passé a formé le présent, et donc oriente l’avenir, mais la solution n’est pas dans le passé, elle est dans les choix de maintenant !

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En dehors des personnalités sensibles aux nombreux charmes du manipulateur narcissique, il y a celles qui ont été broyées par la vie et qui tentent désespérément de lui donner un nouveau souffle, de croire que le bonheur à deux reste encore possible. C’est comme un défi à une existence qu’elles ne maîtrisent pas, celui d’avoir une relation hors du commun et de la montrer au reste du monde.

Dans ce jeu fatal de séduction on ne peut que perdre son âme. Nous vivons aujourd’hui dans une société régie par le culte du paraitre, il ne sert à rien de le nier. Facebook, et les réseaux sociaux sont là pour nous le rappeler à chaque instant.

Il y a un grand écart entre l’existence que l’on expose aux yeux de tous, que l’on met en scène quelquefois et celle que l’on vit dans la réalité parfois fade du quotidien. Au regard de ce que nous offrent à voir les réseaux sociaux, il faut susciter l’envie ou attirer la sympathie par l’exposition de nos malheurs. La nature même de ces liens virtuels, amène à des comportements totalement narcissiques.

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Oui ! Si le pervers narcissique est responsable de ses actes, ce qui est indéniable, nous le sommes également des nôtres.

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Finissons-en avec le culte de l’oie blanche persécutée, irresponsable et naïve! Sortons de l’état de victime pour devenir stratège de notre vie. Reprenons notre pouvoir en main et choisissons ce qu’il y a de mieux pour nous-même, en rapport avec nos propres valeurs et projets de vie! Je ne perçois pas le plaisir à prétendre être naïve et niaise, si ce n’est celui d’utiliser ce comportement victimaire[1] pour profiter de ses bénéfices secondaires[2]. Même si cela a tout son sens durant une première période, cessons de nous égosiller sous l’étendard, symbole de ralliement des victimes de pervers narcissiques. Ce n’est pas une noble cause. Je crois bien plus en celle du respect de soi-même, de l’enseignement reçu par l’expérience vécue et de notre responsabilité face à ce qu’on en fait; de préférence le choix de la vie pour soi et pour nos enfants.

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Sortir du « rôle  » de victime c’est endosser un autre « rôle », celui de notre propre vie!

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.[1] Victimaire: Se dit d’une personne qui se croit victime de la société et qui réclame des réparations.

[2] Bénéfices secondaires: Conséquences positives pour l’individu de l’expression des symptômes d’un état ou d’une maladie. C’est une notion issue de la psychanalyse qui veut que l’expression du symptôme permette une réduction des tensions internes. Elle est reprise en thérapies comportementales et cognitives sur une interprétation des conditionnements. Il s’agit alors de l’ensemble des bénéfices qu’un individu peut connaître par son état pathologique. Ce peut être au niveau des interactions sociales (plus l’attention lui est portée mieux il se porte), au niveau financier (versement d’allocations, Pretium doloris, dédommagements), au niveau comportemental (évitement de situations redoutées ou à l’inverse, accès à un comportement agréable), etc. … Les bénéfices secondaires ne sont pas à considérer comme des causes des symptômes, mais comme des facteurs de maintien dont il faut tenir compte pour que les thérapies soient efficaces.

 


 

Geneviève Schmit - Coaching thérapeutique pour les victimes de manipulateurs pervers narcissiques ©Geneviève Schmit, experte dans l’accompagnement des victimes de manipulateurs pervers narcissiques.

septembre 2017

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Facebook pour les victimes de violence psychologique et de manipulation perverse. https://www.facebook.com/Soutien.Psy - Geneviève Schmit

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A propos Genevieve Schmit

Thérapeute - Experte dans l'aide aux victimes de manipulateurs pervers narcissiques - Thérapie brèves - Psychologie positive

Un Commentaire

  1. on trouve tous les défauts a la victime mais si le corps médicale avait ete au top en les annees 60 je m aurai pas galéré comme j au galérè votre mari est tres gentil madame

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