Ami avec un PN

Peut-on devenir ami avec un pervers-narcissique?

 

Récemment, on me posait cette question: « Quand votre perverse narcissique vous dit  qu’elle « veut » être amie avec vous, qu’en pensez-vous? »

Pour le pervers narcissique, l’amitié n’existe pas, pas plus que l’amour d’ailleurs… Pour lui, ou elle, seuls existent des liens d’intérêts.
Il lui sera donc possible de feindre l’amitié, longtemps parfois, au point d’y croire lui-même, parce que ce lien lui rapporte quelque chose qu’il ne pourrait obtenir par lui-même.

On n’est pas « ami » avec un PN, on lui est « utile ».

L’intérêt que le pervers narcissique porte à l’autre peut être de différentes natures. Ce peut être parce qu’il lui sert de sésame pour entrer dans une sphère relationnelle qui lui serait fermée, parce qu’il aurait en retour l’admiration nourricière si vitale ou parce que cela entrerait dans une stratégie plus élaborée.

Il est fréquent de voir des pervers narcissiques avoir une victime secondaire, du même sexe la plupart du temps. Cette personne le suit, tel un toutou, et cela même s’il lui fait vivre toutes les humiliations et brimades possibles. Malgré tous ces rabaissements, le petit satellite martyr reste fidèle… Pourquoi ? , tout simplement car il y trouve un bénéfice secondaire. Il s’agit la plupart du temps d’un sentiment de protection face au reste des personnes qui sont perçues comme hostiles. Ou alors, un sentiment de valorisation motivé par l’intérêt que lui porte cet être si brillant. Il s’agit sans aucun doute d’un phénomène de projection du petit satellite sur le soleil qu’il poursuit … De toute manière, chacun y trouve son compte.

 

Martin est un jeune homme apparemment brillant, il est la star du campus universitaire, il plait aux filles, un peu moins à leurs pères. Il a toutes les filles qu’il veut, « d’un simple claquement de doigt », se plaît-il à dire en riant ! Dans son sillage, il y a toujours François, un garçon réellement intelligent, surtout en math. Malheureusement, son visage banal, ne lui permet pas d’accueillir l’aisance relationnelle qui rayonne de  Martin. Il est seul… Toutes les filles qui l’intéressent finissent dans les bras de Martin qui s’amuse d’ailleurs volontiers de cette situation, ne loupant pas une occasion de le rabaisser publiquement.
François se sent moins seul à ramasser les miettes de Martin, à profiter du mouvement, de l’aura de son soleil. Il acceptera certainement tout, jusqu’à épuisement, dans l’indifférence générale, la plupart du temps.

 

Lorsqu’un pervers narcissique vous dit : « restons ami », fuyez à toutes jambes !

C’est un sinistre piège !

En restant « ami », le pervers narcissique gardera le contrôle sur vous, sur vos émotions.
Il gardera stimulera constamment l’addiction qui vous lie à lui et jamais vous ne pourrez passer à autre chose. C’est diabolique !

On ne devient pas ami d’un pervers narcissique, jamais !

 

Mais, un pervers narcissique peut-il ne pas avoir d’ami, me demande Catherine ?

Et bien oui, un manipulateur pervers peut aussi ne pas être en capacité d’avoir des amis, même des amis « utiles » car l’expression de son tempérament toxique est trop dérangeante pour l’entourage.
On n’a pas toujours envie d’avoir à sa table un homme, froid comme un iceberg ou avec un caractère de de cochon … Pas toujours envie de supporter un homme, ou une femme, qui critique tout et tout le monde, en monopolisant les conversations…
N’oublions jamais que même si les PN se ressemblent tous, ils n’en restent pas moins différents dans l’expression de leur trouble et que leur tempérament propre, indépendant de leur psychopathologie, va jouer sur le comportement.

 

Parole d’un pervers narcissique à sa femme:   « Je vais essayer d’avoir des amis, mais il me faut des gens qui m’écoutent. »

Quand on a un « ami » pervers narcissique, on n’a plus besoin d’ennemi.

 

Geneviève Schmit

© Geneviève Schmit – diffusion

La reproduction intégrale de mon écrit est autorisée. Cependant, mon nom complet ainsi que le lien actif de la page du site internet http://pervers-narcissiques.fr est obligatoire. Vous remerciant de votre compréhension ainsi que de l’intérêt porté à mon travail, Geneviève Schmit.

Le manipulateur pervers narcissique - Comment s'en libérer - SCHMIT

Extrait du livre de Geneviève Schmit
Le manipulateur pervers narcissique – Comment s’en libérer – Victimes, prenez le pouvoir sur votre vie !  
Editions Grancher

Geneviève Schmit - Experte dans l'aide aux victimes de manipulateurs pervers narcissiquesGeneviève Schmit – Coaching thérapeutique pour les victimes de manipulateurs pervers narcissiques ©Geneviève Schmit, experte dans l’accompagnement des victimes de manipulateurs pervers narcissiques. http://soutien-psy-en-ligne.fr

avril 2016

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J’aurais grand plaisir à lire vos interventions sur le Facebook qui vous est dédié: Facebook pour les victimes de violence psychologique et de manipulation perverse. Soutien.Psy – Geneviève Schmit

 

http://bit.ly/ami-pn

A propos Genevieve Schmit

Thérapeute - Experte dans l'aide aux victimes de manipulateurs pervers narcissiques - Thérapie brèves - Psychologie positive

10 Commentaires

  1. Bjr mon ex qui ne voulais plus aucun contact avec moi depuis 3 mois me dit qu’il veut que l’on reste ami
    on a eu une relation de 4 ans avec plusieurs rupture de 1 mois maximum lui partait à chaque fois mais me disait que cetai ma faute
    ça fait aujourd’hui 3 mois que l’on ai plus ensemble j’ai essayer de le reconquérir mais en vain à côte de sa il me surveille me juge m’insulte en voyant que je fais des rencontres masculine sur msg il est dur et froid et lorsque l’on se croise il est adorable je pense que c est un pn car je ressens une emprise très dure à gérer ça fai 3 mois que je pense qu’à lui et j’arrive pas à lui en vouloir devrai je accepter de continuer de le voir en ami merci

  2. Bonjour Geneviève et merci pour votre site.

    Il y a cinq ans j’ai rencontré un homme qui allait devenir un ami. C’était seulement un ami au début. Puis un jour il m’a proposé d’avoir une relation sexuelle avec lui. Passée ma surprise, j’ai accepté. Après il voulait que l’on ait ensemble une relation sexuelle avec une femme qu’il avait connue sur internet. Jamais je n’ai su dire non à toutes ses demandes. En dehors de notre première relation, que je n’ai pas aimée et que je ne voulais pas renouveler, les suivantes se sont bien passées. Lors de notre seconde expérience c’était un autre homme il est devenu gentil et très attentionné. Lors de notre rencontre avec cette femme il fallait que je suive son scénario à la lettre. Je l’ai légèrement transgressée, car je l’avais caressé. Par la suite j’ai appris qu’il avait dit à une amie que je l’avais violé, alors que c’est faux. C’était d’autant plus dur qu’il ait pu dire ça de moi qu’il connaissait presque toute mon histoire et que jamais je ne pourrais commettre ce crime, ni aucun autre. Il voulait tout connaitre de moi. Je lui faisais autant confiance et peut-être plus qu’à mon psy. Maintenant il me dit que je suis malade et il m’en apporte la preuve en me disant que ce n’est pas pour rien si je suis en psychanalyse depuis longtemps. Ma psychanalyse je me la paie et bien que je pourrais bénéficier de remboursements de la sécurité sociale, car mon analyste est psychiatre de formation, j’ai toujours refusé. Je n’ai pas eu une enfance facile, mais j’ai toujours essayé d’affronter mes démons. Jamais je n’ai voulu me poser en victime. Même lorsque je repense à cette agression lorsque j’avais neuf ans.
    Au début cet ami me disait que je l’agaçais à être trop parfait. J’avais beau lui dire que je n’étais pas parfait et que j’avais des failles comme lui. Il me répondait que lui n’avait pas de faille, mais qu’il était La Faille. Même aujourd’hui je ne comprends pas ce qu’il a voulu dire ?
    Un jour mon psy m’a dit d’arrêter de correspondre avec ce pervers. Je lui ai alors répondu : si « L » est un pervers alors j’en suis un autre. Les deux séances suivantes j’ai eu droit à un cours particulier sur la perversion et les pervers. Il faut vous dire que « L » a envoyé plusieurs mails à mon psy. Je sais qu’il souffre, mais il ne semble pas voir que la relation dans laquelle il m’a entrainé me fait beaucoup souffrir aussi.
    Un jour il m’a dit qu’il voulait vivre tous ses fantasmes. Il en avait déjà vécu beaucoup. Il me fascinait, je me sentais tellement nul à côté de lui. Je me disais qu’il était fort et qu’il avait ce courage d’assumer son homosexualité, alors qu’il est marié et père de trois ados. Il a aussi de nombreuses maitresses et des amants. Aujourd’hui, grâce à mon analyste je sais que je ne suis pas pervers, mais que « L » l’est.
    Ce qui m’a fait beaucoup de mal, c’est qu’il me dise que je suis homo et que lui ne l’a jamais été, puis il rajoutait : j’ai des bascules homos, mais c’est tout. Pourtant c’est lui qui est venu vers moi.
    J’ai toujours beaucoup de sentiments pour lui. Il m’a fait découvrir Borges et Kafka. Il a consacré un mémoire de recherche universitaire sur Borges. Je me sentais con à ses côtés. J’ai bien fait des études universitaires, mais très tardivement et en cours d’emploi.
    Depuis, pour comprendre cette relation qui continue à me faire du mal, j’ai lu beaucoup, de Freud, Lacan, Cyrulnik… mais les livres qui m’ont appris beaucoup sur ma relation, sur moi, comme sur « L », c’est Alice Miller dans « La drame de l’enfant doué » et « Notre corps ne ment jamais. » Je sais que de mon côté je n’ai pas été net envers « L ». J’aurais du refuser ses propositions. Je culpabilise pour cela, mais j’essaie de comprendre. J’écris des mails à « L », car il est retourné dans sa région, le Nord, à six cents kilomètres de chez moi. Récemment il m’a dit que si je continuais à lui écrire, il porterait plainte contre moi. Je veux seulement comprendre. Alors je lui ai répondu que je voulais bien être condamné pour l’avoir aimé. Mon psy m’aide beaucoup, mais parfois j’ai l’impression que je n’en sortirai jamais de cette relation.
    J’ai lu un auteur récemment, Wilfred Bion, qui a écrit une phrase qui résonne beaucoup en moi : « La vérité joue un rôle aussi déterminant pour la croissance de la psyché que la nourriture pour la croissance de l’organisme. Une privation de vérité entraine une détérioration de la personnalité. »
    J’ai conscience que ma personnalité est détériorée depuis mon enfance. J’essaie de la reconstruire avec l’aide précieuse de mon analyste, mais je dois reconnaitre que ma relation avec « L » m’a fait retomber au niveau des fondations de ma personnalité et qu’il me faut tout reconstruire et comprendre ce qui m’a poussé dans cette relation avec « L ». Comprendre ce que certains psy nomme cette « compulsion de répétition » ?

    Encore merci à vous Geneviève.

  3. Bonjour, merci pour votre article très fascinant!
    Je fais pas mal de recherches sur ce sujet car il me passionne.
    Grâce à votre site, je vais en connaître davantage. Cordialement.

  4. Bonsoir Geneviève ,

    Mon pn me disait qu il ne voulait pas discuter, qu il n aimait pas ca, et si j insistait pour comprendre un comportement très inattendue et surprenant il me disait que je l alourdissais.

    Il se dégageait d une situation délicate avec toujours çes mm mots, pourriez vous me dire si effectivement cela correspond au profile d un pn.?

    J ai toujours du mal à m en sortir, j ai toujours ce besoin de décortiquer les mots les scènes comme si je voulais être sûr qu il soit bien pn , alors qu au fond de moi j en ai la certitude.

    Une enfance vouée à réaliser le rêve du pere qui voulait être champion de vélo, et qui a dit à son fils çe que moi je n ai pas fait toi tu vas le faire.

    Mon pn disait lui me avoir ete formater à obéir ne jamais dire non .

    Vous allez peut être me trouver méchante, mais Ç est comme si j avais besoin d être sur que sa prochaine proie allait subir mon sort, car je ne peux ni m empêcher d y penser n y l axcepter qu avec elle il se comporte différament et qu il lui donne re élément et sincèrement l amour qu il a find avec moi.

    Çela me laisserais penser que je ne suis pas une personne aimable .

    Pourriez vous svp m éclairer car en ce moment je travers des doutes qui me font souffrir es et m empêche d aller de l avant.

    Cordialemen

    • Bonjour,
      Il est légitime d’être en colère et il est légitime de préférer que la suivant vive le pire que vous avez vécu, car l’idée même qu’elle puisse vivre le meilleur vous est insupportable.
      Par contre, faites en sorte que cela passe car c’est un poison qui ne « profite » qu’à vous !
      Bon courage, Geneviève Schmit

    • Votre PN était d’Aigurande ??!! Parce que le mien oui ! Vu la taille de cette ville, il pourrait y avoir de forte chance que ce soit le même… Il s’appelait A….d.

  5. Oui Geneviève vous avez mille fois raison ..
    mon ex épouse voulait que nous restions amis…j’ai refusé. .et j’ai eu de la chance…je voulais savoir alors qu’il n’y a rien à comprendre chez ce genre de personnes. .
    j’ai contacté ses ex maris et ex amis…j’ai appris l’horreur.
    Elle sait que je connais tout de sa vie et elle ne veut pas que cela se sache chez le peu de famille et relations qu’elle a…elle me fiche une paix royale depuis que je sais et lors du divorce elle ne m’a rien demandé.
    J’ai été dependant affectif total mais parce que j’ai voulu savoir je m’en suis sorti.
    Aussi parce que je ne supporte pas le mensonge alors qu’elle n’a fait que me mentir tout le temps de notre mariage.

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