La résilience, ou la résistance aux chocs

Après la prise de conscience de la relation avec un pervers narcissique,
après la révélation de l’impact mortifère que cette relation a eu, ou a encore sur le corps, l’esprit et l’environnement,
après la reconnaissance des faits, peut s’offrir le choix d’un chemin de reconstruction qui peut mener à la résilience.
La résilience est une alchimie qui permet la transmutation de l’horreur des événements vécus en une puissance constructive.
Ce principe de Vie est également juste dans tous les traumatismes de l’existence, que ce soit dans l’enfance où à l’age adulte.
Les très nombreux témoignages nous laissent penser qu’il n’y a pas de chocs émotionnels qui ne puissent se transmuter en puissante force intérieure.

Tout ce qui ne me tue pas me rend plus fort – Friedrich Nietzsche

( ETYM . Du verbe latin resilio, ire, littéralement « sauter en arrière », d’où rebondir, résister au choc, à la déformation).

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SE RECONSTRUIRE : Le bonheur est toujours possible ( ?)

À l’origine, «résilience» est un terme employé en métallurgie qui désigne une qualité des matériaux qui tient à la fois de l’élasticité et de la fragilité, et qui se manifeste par leur capacité à retrouver leur état initial à la suite d’un choc ou d’une pression continue.
Ce terme a été ensuite utilisé dans plusieurs domaines, dont la psychologie et la psychiatrie, qui en ont fait un concept clinique. C’est John Bowlby,célèbre psychiatre et psychanalyste anglais, qui a introduit le terme dans ses écrits sur l’attachement.
Les premières publications dans le domaine de la psychologie datent de 1939-1945. Werner et Smith, deux psychologues scolaires américaines travaillaient avec des enfants à risque, qui semblaient condamnés à présenter des troubles psychopathologiques. Elles les ont suivis pendant trente ans et ont noté qu’un certain nombre d’entre eux « s’en sortaient » grâce à des qualités individuelles ou des opportunités de l’environnement…
La résilience est un phénomène difficile à expliquer : elle serait rendue possible grâce à la réflexion, à la parole, et à l’encadrement médical d’une thérapie, d’une analyse.

Comment découvrir chez un enfant en difficulté les ressources qui lui permettront de bâtir sa vie ? Cet article s’adresse à tous les bénévoles et professionnels qui travaillent auprès de personnes ayant vécu un traumatisme fort et profond.

resilienceLE CAS CYRULNIK : construire la résilience

L’éthique de l’œuvre et de la vie de Cyrulnik nous est indispensable : c’est une éthique de lutte contre la refermeture du malheur, un refus de la résignation à la fatalité du malheur… (Edgar Morin)

En France, il est impossible de penser la résilience sans penser ou faire référence à Boris Cyrulnik

C’est en effet Cyrulnik qui développe et formalise le concept de résilience en psychologie, à partir de l’observation des survivants des camps de concentration, puis de divers groupes d’individus, dont les enfants des orphelinats roumains et des enfants des rues boliviens.

Selon lui, la résilience est un ensemble de processus psychologique qui vient interrompre des trajectoires négatives et qui consiste, après un choc traumatique, à prendre conscience de l’événement, à l’accepter pour ne plus vivre sous l’emprise de ce choc initial.
D’après Cyrulnik, huit processus conduisent au mécanisme de résilience : la défense-protection, l’équilibre face aux tensions, l’engagement-défi, la relance, l’évaluation, la signification-valuation, la positivité de soi et enfin la création.

Comme souvent chez les grands penseurs, la biographie aide à comprendre la philosophie de vie.
Né en 1937, Boris Cyrulnik a grandi à Bordeaux. À six ans, il est abandonné à l’assistance publique quand ses parents, des juifs d’origine russo-polonaise sont déportés. Il est recueilli par une jeune institutrice qui l’élèvera. Deux ans plus tard, en 1944, il échappe de peu à une rafle…
Dans son ouvrage Les vilains petits canards, le psychiatre livre des aspects de sa vie personnelle et théorise cette stratégie de survie dans laquelle le patient prend acte de l’événement traumatique pour se « reconstruire »: « tout traumatisme est supportable dans la mesure où le sujet peut l’élaborer dans un récit ; l’être humain aurait la faculté et les ressources naturelles de s’auto guérir des divers traumatismes rencontrés au cours de sa vie. »
Dans un entretien donné à Pierre Boncenne, pour Le Monde de l’Éducation, en 2001, Cyrulnik développe l’idée :

« Dans notre culture, on encourage l’enfant blessé – et je ne sous-estime pas la gravité des traumatismes – à faire une carrière de victime. Anna Freud disait qu’il faut deux coups pour faire un traumatisme : le premier, dans le réel, c’est la blessure ; le second, dans la représentation du réel, c’est l’idée que l’on s’en fait sous le regard de l’autre. Or, nous avons précisément tendance à enfermer l’enfant blessé dans une étiquette qui l’empêchera de s’en sortir. Pendant des siècles, le simple mot de « bâtard » a massacré des centaines de milliers d’enfants nés hors mariage qui étaient honteux et malheureux de leur situation. Le regard des autres compte énormément et, d’une manière générale, je m’insurge contre tous les discours de fatalité à propos des victimes. J’ai suivi pendant très longtemps un petit patient ayant été incroyablement maltraité, on a réussi à s’occuper de lui comme de ses parents et il a bien évolué en faisant des études pour apprendre un vrai métier. Un jour, je le vois débarquer dans mon bureau plié d’angoisse parce qu’il était amoureux ! « C’est affreux, m’a-t-il expliqué, j’ai été maltraité, maintenant je vais le répéter », et il a fait une tentative de suicide. Il avait été doublement maltraité : par sa mère et par un slogan ravageur, hélas encore colporté chez les professionnels ! Les enfants maltraités ne sont pas obligatoirement condamnés à devenir des maltraitants. Certes les parents maltraitants ont très souvent été des enfants maltraités, mais il n’est pas obligatoire qu’il y ait une continuation, et toutes les études cliniques sur de longues périodes le confirment.
« Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort »?

Certains psychiatres , comme Serge Tisseron, s’interrogent sur l’extraordinaire engouement que cette notion suscite actuellement auprès du public francophone. La résilience ne doit pas être réduite à une forme spontanée de richesse intérieure ou à un quelconque « art de rebondir ».

La résilience est une théorie qui a pour origine une pensée très positive étayée par de nombreux exemples qui semblent prouver que malgré la dureté des épreuves vécues, l’être humain parvient à se relever grâce à sa volonté …
Cependant, il semble plus sage de ne pas ériger en dogme cette formidable potentialité humaine.

PISTES BIBLIOGRAPHIQUES

Le pardon qui désenchaîne, avec Michel & Véronique de Williencourt, coll. Paroles de vie, éditions du Livre Ouvert, 2002
Tagueurs d’espérance, préface de Boris Cyrulnik, Presses de la Renaissance, 2002

Entretien avec Boris Cyrulnik: « Dans notre culture, l’enfant blessé est encouragé à faire une carrière de victime. Propos recueillis par Pierre Boncenne. Le Monde de l’Éducation, no 292, mai 2001(http://www.lemonde.fr/mde/ete2001/cyrulnik.html )

Boris Cyrulnik — Éditions Odile Jacob :
Les Vilains Petits Canard (2001),
Un merveilleux malheur (1999),
L’Ensorcellement du monde (1997),
Les Nourritures affectives (1993).

Michel Hanus, La Résilience, à quel prix ? , Éd: Maloine, 2001
Boris Cyrulnik et Claude Seron (dir.), La résilience ou comment renaître de sa souffrance, Fabert, coll. Penser le monde de l’enfant, 2004
Jacques Lecomte et Stefan Vaninstensdael, Le bonheur est toujours possible. Construire la résilience, Bayard, coll. « Psychologie »

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Geneviève Schmit - Experte dans l'aide aux victimes de manipulateurs pervers narcissiquesGeneviève Schmit, experte dans l’aide aux victimes de manipulateurs ou manipulatrices perverses et narcissiques.

Laisser moi un texto sur le 06 43 43 15 79 ou aller directement sur mon agenda en ligne dans le site:  Soutien Psy en Ligne.

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Geneviève Schmit © Toute reproduction, même partielle est interdite sans l’accord de l’auteur

7 Commentaires

  1. Bonjour,
    Ma question est de savoir comment se reconstruire et refaire sa vie quand votre mari PN de son côté ne renoncera jamais à vous anéantir, ne pouvant faire autrement car vous l’avez démasqué? Quoique vous fassiez, il manipulera votre entourage pour vous nuire et s’arrangera pour vous maintenir dans un état de stress permanent. Comment mettre fin à ce cauchemar?

  2. Je vis la même chose que vous ; et il part sans retour possible ; mais tant mieux ; et je pense que si vous êtes complètement détaché il reviendra ; et il faut surtout que ce ne soit pas votre souhaite ; revenir veut dire souffrir.

  3. Ayant vu votre site qui est formidable pour les conseils que vous donnez aux victimes. Je m’en sers quotidiennement pour trouver des solutions de survie tant ce que j’ai vécu a été violent pour moi. Les thérapeutes que j’ai consultés ne me proposent pas de solutions et je n’en peux plus de souffrir. J’ai souhaité vous adresser mon témoignage sur la violence psychologique, physique et sexuelle que j’ai vécue de la part d’un homme que les thérapeutes que j’ai consultés après la rupture très récente et très violente que j’ai subie ont qualifié de pervers narcissique paranoïaque.
    Mon expérience est la preuve que ces individus pathologiques sont capables de frapper leurs victimes dans les pires moments, au-delà de ce que l’on peut imaginer, “mon ex-ami” l’ayant fait juste après les obsèques de ma mère avec laquelle j’étais très fusionnelle et que j’ai accompagné pendant toute sa leucémie myéloïde aiguë puis sa fin de vie car la maladie a fini par l’emporter dans des souffrances que même la morphine ne parvenait plus à soulager en janvier 2016.

    Après être restée 12 ans à Paris pour des raisons professionnelles, j’ai regagné ma ville natale en province en juin 2014, une leucémie myéloïde aigüe ayant été diagnostiquée chez ma mère, seulement trois ans après le décès brutal de mon père. Dès mon arrivée, j’ai dû faire face à l’accompagnement de ma mère dans tous les traitements qui lui ont été proposés pour son cancer (échouant tous successivement), à me refaire une place professionnellement. Et tout cela en me trouvant totalement isolée dans une grande ville où je ne connaissais plus personne, où je n’arrivais même plus à m’orienter, et étant « seule dans la vie »
    A ce moment, j’ai été contactée par un ancien camarade de lycée qui avait trouvé mes coordonnées par un organigramme professionnel. Après une période de lune de miel où il s’est rendu indispensable y compris vis-à-vis de ma mère, une seconde période a commencé faite de pression, de harcèlement et de violences. Je faisais tout ce que je pouvais pour ne pas le perdre mais ses exigences à tout point de vue augmentaient sans cesse. Son refrain était de répéter sans cesse » qu’il baissait les bras dans notre relation ».
    Ce qui m’a le plus déstabilisée et déstructurée est sa pratique de l’identification projective et de l’effet miroir. En effet, dans la deuxième partie de la relation, le phénomène s’est intensifié de me reprocher d’être coupable de torts qui étaient en réalité les siens, de m’affubler de ses défauts, de rejouer des scènes de conflits internes non résolus auxquelles je ne comprenais rien. Lorsqu’on est une victime qui ne possède pas toutes ces clés de décryptage (ce qui était mon cas), et qu’aucun élément n’entre dans une case rationnelle, qu’on essaie de se raccrocher en vain au réel, on ne peut que se retrouver morcelée, déstructuré, « en vrac », épuisée et progressivement glisser soi-même vers une forme de folie si on rentre dans ce mode de pensée pathologique. Puis j’ai eu droit aux actes de cruauté mentale : humiliations publiques y compris sur mon lieu de travail où « il s’invitait », week-ends passés seule à attendre un texto, soirées passées seules pendant qu’il allait chez des » amis » que je ne connaissais pas, hypersexualité mécanique sans affect et pratiques pour me rabaisser, représailles immédiates y compris pour des remarques que je jugeais anodines et même représailles pour un simple regard mal interprété. Tout cela en me disant que c’était moi qui lui pourrissait la vie. Ensuite des réflexions sur l’argent, me disant qu’il avait des dettes fiscales et que » c’était humiliant pour un homme d’avoir à demander de l’argent à une femme », ce qui dans sa tête signifiait qu’il fallait que ce soit moi qui lui en propose alors qu’il avait hérité de nombreux biens immobiliers. Il y a eu des phases d’alternance entre lune de miel et violences puis ce n’était plus que de la violence. Ma peur du vide, du manque, de l’abandon, de la solitude me faisait endurer tout cela.
    Mais l’organisme a lâché et j’ai fait un début de dépression en octobre 2015. En novembre 2015, il a tenté un » come-back » recommençant à vouloir me séduire comme au premier jour, me suppliant de lui redonner une chance. Mais le cancer de ma mère s’aggravait et je n’avais plus la force de tout endurer et la violence repartait. A la fin du mois de novembre, j’ai décidé d’un « no contact » avec lui, juste pour sauver ma vie car je sombrais mentalement et physiquement, souffrant trop et étant trop épuisée par les sévices de ces mois de relation avec celui qui était également un ami d’enfance (!) et qui n’a eu aucun respect ni aucune espèce d’empathie ou de compassion par rapport à ce que je vivais et qui au contraire accentuait la pression sur moi.
    Lorsque ma mère est entrée en fin de vie, ce qui m’a été annoncée la veille de Noël 2015, alors que j’étais debout et seule dans un couloir, j’ai eu le tort, dans ce moment où j’ai cru perdre la tête, de le confier à un ami commun. C’est par son intermédiaire que mon ex-ami a appris la nouvelle et qu’il est revenu. J’ai commis la faute de rompre ce “ no contact”, pensant dans un moment d’intense douleur qu’il pourrait m’aider à traverser la mort de ma mère et le deuil.
    Il a tout fait pour me le faire croire, se posant en sauveur, en homme-ressource. En fait, il a instrumentalisé la fin de vie et la mort de ma mère dans un centre anti-cancéreux pour revenir auprès de moi, me donnant à penser qu’il comblerait ce manque, ces peurs et en fait c’était un stratagème dont il a usé.
    Quelques jours après les obsèques de ma mère, il est venu sous le prétexte de m’aider à transporter des vêtements de celle-ci, il s’est installé dans la salle à manger et m’a dit qu’il n’avait en fait “ aucun moment à me consacrer”, puis il m’a expliqué avec un luxe de détails qu’il vivait depuis plusieurs semaines “ avec une autre personne” rencontrée “ par hasard”. Il m’a dit çà dans un éclat de rire qui s’accroissait au fur et à mesure que je me décomposais, puis tout en m’annonçant cela il m’a dit qu’il voulait que je lui serve à boire et à manger. il m’a dit “ je suis étonné de te voir comme çà car en principe tu es quelqu’un de fort. Tu as eu le force pour ne pas me répondre au mois de décembre. Maintenant c’est moi qui te quittes. Tu n’as plus personne dans la vie. Je te l’avais dit que tu crèverais seule à force de faire la fière”.
    Il ne cessait de répéter “ pour moi la vie continue, la vie continue…”. Il m’a également dit qu’il voulait réfléchir pour savoir s’il rompait avec sa nouvelle compagne et me reprenait ou l’inverse, ce qui me condamnait à la solitude.
    Puis il s’est mis à me reprocher de ne pas lui avoir payé ses dettes fiscales !
    Il a ri en me regardant presque perdre connaissance et après avoir joui du spectacle, il s’est enfui en courant dans le couloir et est parti en voiture.
    En fait, il a été jusqu’à instrumentaliser la mort de ma mère pour revenir dans ma vie pour ne pas rester sur l’idée que je l’avais laissé tomber mais que c’était lui qui me larguait. Il s’appuyait sur ma détresse immense du fait de la mort de ma mère pour faire sur moi un meurtre psychologique.
    A la suite de cette épisode violent, il n’ a tenté que deux fois de me recontacter et là, ayant tiré toutes les leçons de ne pas rompre le no contact, je lui ai pas répondu. Depuis, plus de nouvelles.
    Je ressens très douloureusement cette trahison et cet abandon et je souffre de le penser heureux et de me dire que c’est finalement le bourreau qui a gagné. Au résultat, il a raison de dire que pour moi, c’est une vie qui s’est figée sur les larmes, l’angoisse et la dépression et que pour lui, elle continue avec une autre compagne, qu’il m’a « marché dessus bien comme il faut pour me faire comprendre » (là encore, je cite)
    Ce qui est terrible pour moi et là où il a vraiment « bien joué », c’est qu’en étant réapparu dans les derniers moments de vie de ma mère, il s’est rendu indissociable pour moi de ces moments les plus forts de ma vie et c’est encore plus difficile pour moi de l’oublier. De plus, j’avoue que j’étais presque conditionnée à ses allers-retours et le fait qu’il me rejette complètement et définitivement, sans aucun espoir de retour m’est aujourd’hui insupportable. Je ne peux même pas imaginer qu’il soit parti pour de bon, en m’abandonnant brutalement en plein deuil alors qu’il sait parfaitement que je dois y faire face dans une solitude absolue, remplie de chagrin. Chaque jour je me dis qu’il va se passer quelque chose, que ce n’est pas possible. Je me dis que je n’ai jamais rien représenté pour lui pour qu’il m’ait « flinguée » de la sorte. J’aimais bien sa famille et ses enfants issus d’un premier mariage auxquels je m’étais attachée, je n’ai même pas pu leur dire au revoir. J’ai disparu de leur vie et eux de la mienne comme çà, d’un coup. C’est également une violence pour moi. C’est la première fois que j’éprouve cela. Mon esprit est « en boucle » sur ce que j’aurais dû faire et quand, sur ce que j’ai raté dans notre relation, sur la voie que j’aurais pu emprunter pour arranger les choses entre nous, sur le moment où il a dû rencontrer sa nouvelle conquête… Je ne vois même pas le sens de ce qu’il m’a reproché , je ne comprends rien. Je suis perdue.
    J’espère que ce témoignage vous parviendra en espérant qu’il pourra être utile aux victimes surtout si elles sont tentées de rompre le no contact afin qu’elles voient à quelle mise à mort elles peuvent s’exposer. Pour ma part, j’ai l’impression d’avoir vu le mal à l’état pur. La résilience me paraît très loin. Je n’en ai pas les capacités.

    • Bonjour
      Tenez bon,vous avez trouve la force de partir,de maintenir le no contact c est Énorme.
      Je suis au même stade que vous actuellement après 23 ans de vie commune et 4 enfants.
      Je vis seule avec deux d entre eux et fais tout pour récupérer mes deux autres fils.
      J ai du arrêter mon travail pour un état dépressif mais grace a une psychothérapeute et grace aux articles de Mme Schmidt j avance prudemment.
      Je ne peux envisager de laisser entrer quelqu un dans ma vie de peur de me tromper a nouveau et de retomber sur le même genre d individu.
      Le pire est de se dire au il n a jamais eu de sentiment que nous étions juste pour eux un objet et il en est de même pour les enfants.
      Mais ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort,oui c est vrai!
      Je me répète tous les jours,
      Tu as réussi a partir c est bien,tu as sauve deux enfants qui ont retrouve le sourire c est génial encore deux a sauve de ce cycle infernal tu peux le faire et tu vas le faire.
      Je positive au maximum et m encourage seule c est peut être bête mais je sens que mes forces reviennent peu a peu.
      Après un long travail de recherche du moi car malheureusement j avais cesse d exister depuis bien longtemps.
      Quand j ai été hospitalise et place sous X suite a son aggression violente car il savait que je voulais partir on m a explique que le chemin serait long et très difficile.
      Je le comprends maintenant,on pense que le fait de le quitter tout ira mieux.
      Et bien non il faut se trouver,se reconstruire,retrouver gout a la vie.
      C est très difficile et la famille et les amis ne peuvent pas toujours vous aider car ils ne comprennent pas donc le site de Mme Schmidt est une réelle aide,un soutien.
      On est plus seule.
      Allez je suis de tout Coeur avec vous et vos parents veillent sur vous.

  4. Bonsoir Geneviève

    Connaissant bien les milieux catholiques intégristes ainsi que ceux qui tournent autour, je sais à quel point les gens peuvent se faire avoir par ces groupes du Renouveau Charismatique et les manipulateurs pseudo psy qui y sévissent comme Bernard Dubois, le couple Fourchaud, Philippe Madre et autres personnalités religieuses toxiques.
    Ne souhaitant pas que des victimes de PN retombent via ces tristes sires, dans les griffes d’autres PN sous couvert d’amour divin et de guérison divine, je préfère avertir, faire une petite mise en garde éducative.
    Je sais que Tim Guénard vit essentiellement depuis quelques années, des conférences qu’il fait pour le compte du Renouveau Charismatique un peu partout en France et en Belgique. Il est donc plus un instrument, une vitrine de recrutement pour ce groupe fondamentaliste catholique (principalement pour la Communauté des Béatitudes) que quelqu’un de libre.
    Le définir comme résilient, ça me paraît abusif dans le contexte.
    Idem pour Cyrulnik qui avait admis il y a quelque temps que finalement, il n’était peut-être pas si résilient qu’il prétendait l’être.
    Qu’il y ait un espoir de sortie réelle de l’emprise, des traumas toujours possible, ça ne fait aucun doute. Chacun peut y travailler et y croire, car c’est vrai. Nous sommes un certain nombre de victimes à nous en être bien sorties après une bonne thérapie et avec beaucoup de caractère et de volonté et de constance.
    Mais quant à parler de résilience, c’est peut-être un peu pousser le bouchon. Car la résilience concerne très très peu de gens. Et je remarque souvent que les personnes qu’on désigne comme résilientes, finalement, montrent rapidement qu’elles ne le sont pas franchement. Et que c’est parfois plus une forme de méthode Coué pour moins souffrir mais aussi s’obliger à aller mieux et à avancer plutôt qu’une résilience réelle telle que définie par Cyrulnik et ses collègues.

  5. Attention Geneviève lorsque vous citez Tim Guénard, largement utilisé par le Renouveau Charismatique pour promouvoir un catholicisme fondamentaliste et des retraites de pseudo guérison psycho spirituelle nommées agapè-thérapies.
    Pour ma part, je pense que ce monsieur est retombé sous emprise via cette organisation intégriste catho.
    Sans doute quelqu’un de sincère et de très gentil, mais qui se fait bien utiliser pour valoriser des idéologies plutôt glauques, le milieu charismatique ayant dû essuyer pas mal d’affaires judiciaires, notamment pour crimes pédophiles.

    Quant à Cyrulnik, il a fait beaucoup d’argent autour de sa théorie mais est-il lui-même si résilient que cela?
    Pas sûre…

    • Bonjour Françoise,
      Je comprend tout à fait votre point de vue et en partage certains points.
      Il n’empêche que quoi que soient devenues ces hommes, quelques parties d’ombres ont-ils, ou tout du moins quoi qu’on imagine qu’ils soient devenus, ils ont analyser très pertinemment certaines choses qu’il serait stupide, à mon sens, de rejeter.
      Il est important pour moi de savoir aussi faire la part des choses.
      Merci toute fois pour votre interpellation qui peut éviter de dériver en accueillant tout sans discernement.
      Amicalement, Geneviève Schmit

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