La Communication Non Violente ou CNV

« Nous vivons avec des schémas plein la tête; qui font de nous des marionnettes, des morts-vivants. Incapables d’écouter nos besoins profonds et ceux des personnes que nous sommes amenés à côtoyer, nous ne pouvons que cataloguer, critiquer, juger et nous enfermer nous-mêmes dans un monde de chacals»
Marshall Rosenberg.

cnvNous vous proposons ici une techniques de communications susceptibles de vous aider à comprendre comment on vous manipule et à appliquer quelques règles simples pour vous en sortir
Lorsque quelqu’un agit d’une manière qui vous offense, qui vous violente, qui vous blesse, comment apaiser  la situation?

La communication non-violente peut s’avérer un outil extraordinaire
L’objectif premier est de s’affranchir de toute violence qu’elle soit verbale (insultes , cris etc..), mentale (chantage affectif, manipulation) ou physique.
L’objectif second est de maintenir le lien de communication avec le Pervers Narcissique sans se laisser emporter dans les sables mouvants où il veut nous entraîner afin de nous y perdre.
La communication non violente, ou CNV peut être une contre manipulation positive efficace.

Présentation d’un concept doublé d’un méthode
Il s’agit d’un outil de communication, principalement verbal, qui peut servir à la résolution de conflits entre deux personnes, deux groupes ou au sein même des groupes. (La CNV est utilisée lors de thérapies familiales , pour les relations de couples ou encore en entreprise).
Communiquer , ce n’est pas imposer systématiquement un rapport de force.

Or, la société consumériste et individualiste favorise une communication conflictuelle.
La CNV (Communication Non Violente) est une technique de communication efficace, non violente initiée par Marshall Rosenberg, qui s’est intéressé à la résolution des conflits et aux communications alternatives et pacifiques.
La CNV est désormais considérée comme une méthode qui a fait ses preuves dans la résolution de relations conflictuelles.

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DÉFINITION
Le concept de la Communication non-violente (CNV) a été introduit à la fin des années 1970 par Marshall B. Rosenberg, Docteur en Psychologie clinique , qui a développé – en se référant  réfère au mouvement de Gandhi et aux travaux de Carl Rogers – une méthode de communication interpersonnelle simple et structurée qui a pour dessein à créer entre les êtres humains des relations fondées sur l’empathie, la compassion, la coopération harmonieuse et le respect de soi et des autres.
La CNV n’impose pas de règles mais suggère, guide : elle fournit des points de repères et peut vous aider à résoudre les conflits de manière pacifique ; il s’agit d’un ensemble de technique couplé à une philosophie de vie fondée sur l’empathie, c’est un moyen de désamorcer rapidement le processus de la violence et permet à la victime de faire face à son interlocuteur (agresseur).

Les concepts de la CNV font l’objet d’une marque déposée : Communication non violente (Nonviolent Communication). Les droits sont détenus par un organisme sans but lucratif dont le siège social, le Center for Nonviolent Communication (Centre pour la Communication non violente), est aux États-Unis, en Californie.

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OBJECTIFS DE L’UTILISATION DE LA CNV
La CNV est appliquée à la prévention de la violence, à court et long terme.
Les domaines d’application de la communication non violente sont nombreux : dans toute situation conflictuelle, la CNV peut théoriquement être utilisée.
Dans votre couple ou vos relations familiales.
Dans le cacre de la relation avec un pervers narcissique ou manipulateur pervers.
Dans un but thérapeutique, la relation d’aide ou la psychologie.
Dans un environnement scolaire.
Et enfin, dans le milieu professionnel.

Certains préfèrent parler de communication « empathique » ou « consciente ».
M.Rosenberg insiste en effet sur la notion d ’empathie : sachez vivre les émotions avec l’autre, l’écouter vraiment (avant d’aller plus loin).
Il dénonce le jugements portés par le langage usuel (qui met en exergue les valeurs que que l’on enseigne dès le plus jeun âge) : on analyse l’autre, on l’étiquète, on se compare, on se dénigre, on menace, on veut être le «winner»,on discrimine celui n’est comme nous le souhaitons etc.
Ce qui induit des comportement et des sentiments négatifs : haine, culpabilisation, manipulation, agression, contrainte etc.

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4 ÉTAPES FONDAMENTALES
Nous avons tous des besoins fondamentaux : quand l’un de ces besoins n’est pas satisfait, le manque génère un inconfort, qui génère une émotion, et ensuite une expression plus ou moins violente de cet inconfort.
L’efficacité de la CNV tient ensuite dans 4 étapes simples qui la composent :

  1. Observer la situation : cette étape implique d’apprendre à distinguer l’évaluation de l’observation. Cela consiste à remplacer généralisations et jugements par une description circonstanciée et précise des faits.
  2. Reconnaître le sentiment : il s’agit ici de prendre conscience du ressenti provoqué par la situation précédente, et de le nommer en utilisant tout le registre du vocabulaire affectif.
  3. Identifier le besoin sous-jacent : prendre conscience et verbaliser le besoin qui engendre le sentiment permet en retour de déterminer les moyens à mettre en œuvre pour le satisfaire.
  4. Exprimer une demande négociable : l’objet de la demande est d’expliquer dans un langage clair les actions que nous aimerions voir mener pour satisfaire le besoin.

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APPLIQUER LA CNV
Si chacun d’entre nous manipule autrui (nous jouons tous de cela pour obtenir quelque chose : l’enfant qui pleure pour avoir une glace ou jouet, par exemple) , la manipulation est pathologique dès qu’elle est systématique, perverse et violente.
Nous n’utilisons donc le terme de MANIPULATION que lorsqu’elle est appliquée en vue de porter préjudice à autrui et de tirer profit au détriment du manipulé.
À partir du moment où l’on exige des choses de vous, où l’on utilise vos émotions pour vous faire réagir, il y a manipulation et donc violence.
L’objectif de la CNV est de parvenir à une application fluide et presque involontaire de ces 4 étapes, créant ainsi de nouveaux réflexes dans votre manière de vous exprimer et d’exister.

En situation de conflit ouvert, les mots ne doivent pas vous atteindre.
Il est important alors  pour vous de garder distance, ce qui permettra de gérer au mieux vos émotions.

  • Refusez de faire ce qui ne vous convient pas !
  • Renvoyez à l’autre ce qu’il fait ou dit. Restez factuel, un fait n’est pas une interprétation, c’est une réalité qu’il ne pourra pas contester.
  • Essayez de découvrir ce qui a motivé votre « adversaire » à choisir tel ou tel comportement dans une situation donnée.
  • Les mots que l’on prononce peuvent ériger des murs entre les gens; ils peuvent aussi ouvrir des fenêtres et rendre la communication non seulement possible, mais enrichissante pour les deux parties.

Site français reconnu concernant la CNV et offrant une information fiable:

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SOURCES :

  • http://www.passeportsante.net/fr/Therapies/Guide/Fiche.aspx?doc=communication_non_violente_th
  • http://fr.wikipedia.org/wiki/Communication_non_violente_(Rosenberg)
  • http://www.alchymed.com/articles_impr.asp?id_article=445
  • http://www.capitecorpus.com/outils-et-methodes/communication-non-violente

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INDICATIONS BIBLIOGRAPHIQUES
Marshall B. ROSENBERG, Les mots sont des fenêtres (ou des murs). Introduction à la communication non-violente, Editions La Découverte, 1999, 2004

Marshall B. ROSENBERG, La communication non violente au quotidien, Éditions Jouvence, 2003

 

Geneviève Schmit - Experte dans l'aide aux victimes de manipulateurs pervers narcissiquesGeneviève Schmit, experte dans l’aide aux victimes de manipulateurs ou manipulatrices perverses et narcissiques.

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14 Commentaires

  1. Bonjour,
    Il y a bientôt 5 ans déjà ma fille a rencontré un PN. La relation c’est aggravée petit à petit et par moment elle était même coupé. Ils ont eut une fille et il faisait tout pour que l’on s’éloigne de ma fille et de la petite, ce qui a été le cas,ma deuxième fille à ce jour ne voit plus sa soeur. Il a des accès de colères, violent et insultant. Aujourd’hui je revois ma fille et la petite « parce qu’il le veut bien ». Elle n’a plus d’amies, elle ne voient plus nos familles à part sa cousine très rarement ! Par faute de moyen de transport elle ne travaille plus. C’est encore mieux, il l’a sous la main toute la journée ! J’ai l’impression qu’il n’y aura jamais de solution ….

  2. bonjour votre site est tres interessant ne sachant plus comment communiquer avec ma mere sans réagir émotivement de maniere tres fragile
    j’ai réussi à limiter la communication avec mon frere ainé ma

  3. Bonjour,
    Ma collègue – collab- de travail – en libéral – a tout l’air d’être une PN. J’ai eu un entretien avec elle (bientot fin de contrat) et j’ai été sidérée de son comportement: j’étais une petite fille, aucun dialogue, m’accusant de tout, me fixant, me rabaissant, j’ai cru voir le diable … !! Je ne m’attendais tellement pas à cela! Le soir même elle envoie un email accusateur (« tu as fait ceci cela… ») – en copie- pour me rendre responsable de tout, se dedouaner, et inventant des paroles de ma part. Me decridibilise ++ Dois-je répondre à l’écrit? Si oui que répondre? Elle souhaite monter son cabinet juste à côté du mien – et fait le forcing en disant « que faire avec les patients? Ils vont tous vouloir me suivre… Je leur dis ou je vais je pense non? » (S’attendant à ce que j’accepte) Bref, j’ai dit que j’allais réfléchir … et cela a déclenché les foudres, elle s’est révélée à ce moment. M’accusant de refuser – alors que je voulais simplement vérifier mes cours de déontologie! Bref personnalité complexe, qui multiplie les versions selon les personnes… On aimerait la fuir mais on se dit aussi qu’il faudrait la « recadrer ». Comment? par un courrier? Merci pour votre aide.

  4. Bonjour, j’ai commencé à me former en CNV avec les 3 premiers modules d’initiation plus 2 jours sur les thème de la colère et de la culpabilité.
    Je commence à bien comprendre, mais en ce qui concerne la pratique, j’ai bien compris que c’est avec les personnes les plus proches (conjoint, parents, enfants) que c’est le plus difficile de mettre en pratique ce que j’ai appris.
    Je commence aussi à mesurer le pouvoir de l’empathie, et je me demande si prendre soin avec beaucoup d’écoute empathique permettrai d’aider une personne qualifiée de PN, et qui sait peut-être que ça pourrait même lui donner le déclic pour consulter et faire une vrai travail thérapeutique de guérison de ses blessures du passé, en IFS par exemple ?…
    D’autre part, j’aimerais connaître votre position sur les étiquettes qu’on met sur les personnes jugées psychiquement malades, je pense à la phrase de Marshall Rosenberg : « la maladie psychique n’existe pas »…

    • Bonjour Olivier,

      L’apprentissage rigoureux de la CNV vous fera certainement bien avancer dans votre travail personnel,mais … mais si vous en êtes encore à croire pouvoir « sauver » un ou une PN … il y a encore du chemin à parcourir 😉
      Pour ce qui concerne les étiquette, tout ce que je peux dire c’est que je déteste çà !
      Pour ce qui concerne les PN justement, cette étiquette est mise à tors et à travers !
      Quant à la phrase de Rosenberg … ne n’ai aucun avis …

      Bon courage, Geneviève Schmit

  5. Merci pour votre reconnaissance, Geneviève Schmit

  6. Bjr je crois vivre une relation amoureuse avec un

  7. Bonjour,
    Je viens de découvrir votre site.
    Aussi je me permet d’exploser ma situation, dans l’espoir de trouver des pistes de reflexion.
    Après avoir lu des livres sur les pervers narcissiques, j’ai fait le lien avec le comportement de ma grand mère : humiliations, cynisme, manipulations (avec l’argent notamment, ou comment acheter notre soumission), injonctions paradoxales….puis, l’élément qui a fait que j’ai rompu le contact avec elle : de la violence verbale à l’encontre de mes enfants (elle a dit à mon second fils que du fait de la naissance de sa petite soeur, il allait être malheureux et se suicider….à ma fille qu’elle était une mémère de vieille maman, qu’elle allait finir vieille fille…).
    Je me suis donc affirmée…et j’ai cessé de chercher à maintenir un lien.
    Pourtant, aujourd’hui, je suis rongée par la culpabilité : une femme de 87 ans, totalement abandonnée de tous, malade…et puis malgré tout, je lui doit une grande reconnaissance car sans l’argent qu’elle m’a offert, nous n’aurions pas pu acquérir une maison…
    j’ai besoin de réfléchir à la situation pour être en accord avec mes valeurs tout en nous protégeant de sa violence…
    merci de m’avoir lue. Cordialement

    • Bonjour,
      Garder des liens de reconnaissance pour ce qu’elle a fait pour vous, ne veut pas dire accepter la violence et les traumatismes qu’elle vous inflige à vous et à vos enfants!
      Garder des liens, ne veut pas dire la laisser à nouveau se rependre dans votre vie.
      Trouvez le juste mesure.
      Retenez quand même une chose: La vieillesse comme la maladie, n’excuse pas la méchanceté !
      Bon courage. Geneviève Schmit

  8. Bonjour, mon père est un PN qui m’a rabaissé toute ma vie, j’ai eu le malheur de m’affirmer un jour (gentiment) et ca a déclenché une agression verbale immédiate et violente chez lui, harcelement télephonique et sur internet, même la nuit…
    J’ai du couper les ponts. Pourtant je sens bien que je vais etre obligée de le cotoyer à nouveau, tant il se fait passer pour la victime (ma famille me met la pression,il est triste ,etc….).
    La CNV pourrait elle me permettre de le gérer sur le long terme, en sachant que je m’efforcerais d’espacer nos contacts?

  9. La CNV est un outil très puissant que nous devrions tous apprendre, tellement c’est efficace 🙂
    Concernant le dialogue avec un pervers narcissique ou un manipulateur en général, attention toutefois de bien y être préparé et bien avoir compris le fonctionnement de la cnv, sinon, l’échec pointera son nez et on risque d’arriver trop vite à la conclusion que « ça marche pas« . 🙂

    • Tout juste, La connaissance de la CNV peut aider à mieux gérer les « échanges » le temps de reprendre sa vie en main.
      Il ne peut en aucun cas solutionner les problèmes de « dialogue« , d’ailleurs inexistant, chez le PN !
      Geneviève Schmit

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